Forum Français Sur Divergent

Le premier Forum Français sur la célèbre triologie Divergent écrite par Veronica Roth. Premier film sorti au cinéma en avril 2014, en DVD en août 2014


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Plus Bleu que la Nuit

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51 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 22:29

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
Tu compte faire sur quelle faction? Very Happy en tout cas ça m'intéresse si tu fait sur autre chose que les audacieux, je les aime bien hein mais dans toute les fanfic en français que j'ai pu voir ( environ 70 sur ff.net) une seule ne se déroule pas chez les audacieux et moins de 5  n'ont pas un audacieux en personnage principal. Y'a tellement de truc à explorer, c'est dommage de ce limiter aux audacieux je trouve même si je en remets pas en cause la qualité de ces fic Smile
Ça me fait très plaisir que tu l'apprécie, vraiment Razz  

Tu peux être sûre d'avoir au moins une lectrice (même si je suis sûre que d'autres la liron Smile ). Et puis tu pourrais avoir les avis de plusieurs personnes, ça aidevachement à avancer Very Happy

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52 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 22:38

Lisa11

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Retourne chez les altruistes
Retourne chez les altruistes
Je ne sais pas encore sur quelle faction portera ma fic mais je peux te dire que ce ne sera pas sur les erudits ( car tu l'as déjà fait ) et pas audacieux meme si c'est ma faction ( car il est déjà question de ça dans Divergente ). Je pense que ce pourrait bien etre sur les sinceres... car j ai deja quelques idees... et tant pis si qq l'a deja fait !
Ouais sérieux ta fic elle m'a beaucoup plue c'est pour ça que j'attends la suite avec impatiente.
Si le projet tient la route je pense que je posterai ma fic mais si personne ne la lis bah j arreterai la

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53 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 22:45

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
Il y en à qu'une seule autre (en français en tout cas je ne sais pas pour les fic anglaise, je n'en lit pas) donc ça ne devrait pas poser de problèmes Smile et puis je pense que ça peut être sympa de creuser du côté des sincères, ils sont intéressant Very Happy
Si tu veux veux avoir plus d'avis tu devrais la poster sur fanfiction.net, sur le forum y'a pas toujours beaucoup de monde et c'est pas sur que tu ai beaucoup de retour, en la postant là ou il y à plus de gens tu sauras mieux ce que les gens en pense Smile après le forum peu te servir un peu de bêta (comme pour moi) ça te permet de le montrer à des gens mais pas trop non plus et voir en gros ce qu'ils en pensent.

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54 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 22:52

Lisa11

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Retourne chez les altruistes
Retourne chez les altruistes
Ouais car j'ai quelques idées pour une initiation du côté des sincères.
Je pense pas que je la mettrai également sur ton site car moi si j'en fais une qui est un peu une parralèle à Divergente bah c'est pour la mettre sur le forum de Divergente quoi, tu comprends ?
Après si tu me dis que si je le fais tu l'a lis bah j'aurai au moins un avis après il y aura peut-être d'autres personnes du forum qui donneront leur avis comme les filles qui ont donne leur avis pour ta fanfiction.

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55 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 22:58

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
oui t'en fais pas je serais pas la seule à commenter, ou si ça met du temps c'est qu'il y à parfois des temps mort, personne ne se co pendant un moment et puis ça revient, donc panique pas si t'a pas de réponse tout de suite Smile (je connais très bien ce sentiment ^^)

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56 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 23:02

Lisa11

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Retourne chez les altruistes
Retourne chez les altruistes
Oui avec la vie qu'on a en dehors du forum.
Perso moi si je réalise ma fanfiction elle sera pas pour tout de suite.
Comment tu as fait pour trouver le titre de ta fic toi parce que moi je galère pour les titres !

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57 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 23:08

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
Bien sur, prends ton temps pour l'écrire ça n'en sera que mieux Smile et trouve toi une beta-redeuse (quelqu'un qui te relis, principalement pour l'orthographe), c'est vraiment mieux quand ont écrit quelque chose Smile
Je vais pas trop pouvoir t'aider pour les titres, j'ai ramer à mort pour trouver celui là (mais vraiment) xD j'avais absolument aucune idée d'ou le très original "a divergent fanfiction" et puis à un moment en réfléchissant en même temps sur les symboles des érudit et mon peso principal ça m'est venu. En fait à la base c'était "Aussi bleu que la nuit" et puis je l'ai transformé en "Plus bleu que la nuit" pour correspondre un peut plus au personnage Smile (et puis parce que et trouvais que ça faisait cool x) ) Mais honnêtement c'était plus un coup de chance qu'autre chose ^^

Voilà un petit truc qui pourrais t'aider, c'est sur Harry potter mais la plupart des conseils peuvent s'appliquer à autre chose.
http://www.hpfanfiction.org/fr/viewpage.php?page=ecriture
Pour voir le restes des conseils tu vas dans la "boite à outils" tout en haut au milieu Smile

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58 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 23:13

Lisa11

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Retourne chez les altruistes
Retourne chez les altruistes
T'inquiète pas pour ça j'ai pas du tout de problèmes en orthographe donc je me corrigerai moi-même.
Ha ok bah moi si je le fais je mettrai pas de titre au début.
Au pire si je beugue je peux t'envoyer des mp ?

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59 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 28 Avr - 23:16

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
c'est toujours mieux une histoire avec un titre, ça m'étonnerais que tu n'arrive pas du tout à en trouver un. Quant tu avanceras dans l'histoire tu trouveras un petit détails qui marchera bien Wink

Bien sur n'hésite pas Smile

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60 Re: Plus Bleu que la Nuit le Jeu 30 Avr - 20:03

Lisa11

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Retourne chez les altruistes
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Oui par rapport a la personnalite de la personne je pense

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61 Re: Plus Bleu que la Nuit le Ven 8 Mai - 12:10

Flamme

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Shooté au sérum de paix
Shooté au sérum de paix
Sur un autre forum, je lisais une fanfic qui s'appelait l'histoire sans nom et qui parlait d'hunger games, donc ne te fige pas sur le titre et lance toi quand même Smile
Après je te conseille de ne pas prendre peur tu temps que ça peut prendre a écrire une histoire en entier, hazal est une rapide contrairement à moi ! J'ai du mettre un an et demi a finir ma première fanfic, et celle sur divergent n'en est qu'au chap 3 lel

Donc courage, je te lirais aussi Smile


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Parce que c'est MOi le patron http://divergentfr.forumpro.fr/t126-represailles-fraternellesArrow
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62 Re: Plus Bleu que la Nuit le Ven 8 Mai - 12:17

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
j'ai été une rapide pour la première version comme je l'appelle maintenant ^^ la j'ai tout repris pour que ce soit plus cohérent. J'ai garder ce que le gens ont écrit, ou du moins le sens j'ai reformuler certaine chose mais j'ai changer certains truc que j'avais écrit.
En me relisant je me suis rendue compte que certaines chose ne faisait pas trop réaliste (genre la conversation avec ginny sur les érudits alors qu'elles viennent de se rencontrer) ou trop attendu (elle avait déjà vu Lucy avant, j'ai décider de laisser le doute sur le fait qu'elle soit divergente ou pas aussi parce que je ne sais toujours pas si je veux qu'elle le soit Smile ) et puis j'ai fait toute une feuille de route pour l'histoire et là ça risque de prendre un peu plus de temps pour la rédaction si je veux que ce soit bien fait Smile

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63 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mer 13 Mai - 17:02

Lisa11

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Retourne chez les altruistes
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Bah moi là j'ai fait le prologue et le chapitre 1 donc je peux commencer à poster ?

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64 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 23 Juin - 13:25

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
Après avoir fait une petite pause dans la fanfic j'ai décider de réécrire les chapitre, en partie en tout cas. Plein de petites choses m'ont sauter aux yeux donc avec ces modifications je pense que l'histoire prendra un meilleur tournant Smile
Merci à tout ceux qui m'ont lu et Flamme, je m'excuse d'avance pour les doubles posts, le confort de lecture est ma seule excuse Smile


      Je m'appelle Eva Grey. Il ne vous est pas vraiment inutile de connaître ça. Je ne suis qu'une fille parmi tant d'autres dans cette ville. Toutefois à la vue des événements actuels je pense que mon histoire vaut la peine d'être racontée. D'où je viens et comment j'ai choisi de trahir ma famille pour essayer de comprendre qui je suis. Pourquoi j'ai choisi d'aller vivre au milieu d'inconnus afin d'avoir une chance d'être moi-même.

      Tout à commencé il y a seize ans. Je suis née un jour chaud du mois d'avril dans une famille tout aussi chaleureuse. Mes parents n'ont jamais souhaités avoir d'autres enfants. Ils me l'ont clairement dit, comme ont le fait toujours dans une famille de Sincères. J'ai grandis avec tous ce que l'on peut souhaiter : une famille aimante, des amis honnêtes et fidèles, une bonne éducation. Malgré tout cela je ne me suis jamais sentie à ma place, comme si une partie de moi était constamment absente ; à la recherche de ce qui pourrait me rendre heureuse. Ces pensées sont utopiques alors j'ai commencée à dissimuler la vérité – on ne ment pas dans une famille de Sincères. L'école et le contact avec les autres élèves me permettait de me soustraire à mon hypocrisie constante. Personne ne s'intéresse à vous quand vous avez le nez derrière une manuel scolaire, pas besoin de faire de faire attention à son comportement.
      En réalité je n'ai jamais vraiment aimé mentir, mais le fait que tout les membres de ma factions connaissent les moindres détails de ma vie personnelle m'est insupportable. Et je n'ai pas non plus envie de d'être aux courant de tout leurs faits et gestes. Mais je doit m'y plier. Car s'est là que je suis et où je dois rester. Jusqu'au jour ou je pourrais faire basculer ma vie, pour le meilleur, ou pour le pire.
      Les années ont passées et en un battement de cils j'ai eu seize ans. La monotonie de mon quotidien m'a laisser du temps pour réfléchir mais je n'ai pas saisie cette chance assez tôt, et, le temps d'un second battement de cils la date fatidique est arrivée.



Chapitre 1

      J'ouvre les yeux, le soleil m'éblouit à travers la fenêtre. Aujourd'hui est un grand jour : le jour du choix. A cette pensée mon estomac se noue, ma vie va changer du tout au tout. Cet après midi je vais devoir prendre la décision la plus importante de toute ma vie.
      La seule certitude que j'ai pu tirer de mon test d'aptitude est que je ne peux pas rester dans ma faction. Tromper ma famille et mes amis tout les jours est trop dur malgré tout cela me coûte de les quitter. Ils ont toujours été là pour moi, pour m'encourager, me soutenir, m'aimer... Mais je ne peux pas penser qu'à eux, je doit faire un choix qui me convient. Me montrer égoïste pour m'assurer un avenir où je peux être moi même. Il le faut.

      Une question me tracasse quand même : partir oui, mais pour quelle faction ? Altruiste ? C'est cuit, je suis bien trop égoïste. Audacieux ? Il faudrait que je soit courageuse pour ça, et me faire casser le nez à chaque combat , non merci.
      Renonçant à y réfléchir d'avantage je décide de me lever et d'enfiler une tenue noir et blanche si caractéristique de la mentalité des Sincères. Après tout il me reste encore quelques heures pour faire mon choix. Mon regard divague et atterrit sur le grand miroir de ma chambre. Je toise mon reflet avec interrogation, je porte une blouse blanche et mon pantalon noir favoris. Mes cheveux brun-roux contrastent avec l’absence de couleur  de mes vêtements. J'ai déjà éliminé trois faction alors j'essaye de m'imaginer endossant le bleu des Érudits ou le rouge des Fraternels, au point ou j'en suis toutes les techniques sont bonnes à prendre pour se décider.
      - Eva dépêche toi ! On va être en retard à la cérémonie, me crie ma mère.
      - Mieux vaut être en retard que de se retrouver sans-faction, rétorquais-je à voix basse.
      Sur ces paroles je jette un dernier regard à ma chambre avant de me diriger vers la porte. C'est la dernière fois que je la franchie.
      - J'arrive tout de suite ! Articulé-je d'une voix tendue  

      Quand je m'assoie à table je ne peux me retenir de regarder furtivement mes parents. Je sais qu'ils redoutent plus que tout que je partes et je ne peux m'empêcher de me sentir honteuse sachant très bien ce que je vais faire. Est-ce qu'il viendront quand même me voir si je part ? Ou bien je les auraient tellement déçus qu'ils ne voudrons plus jamais entendre parler de moi. Est-ce qu'au moins ils me pardonnerons un jour ? Qu'ils te pardonnent ou pas c'est ton choix, pas le leur, me murmure une voix dans ma tête.
      Je n'arrive pas à avaler la moindre bouchée. Mes parents essayent de faire la conversation pour meubler le silence sans grand succès. Entre la culpabilité de les trahir et la peur de me retrouver sans-faction si je ne me décide pas rapidement je suis paralysée. Je doit faire un choix, Fraternels ou Érudits ?

      L'heure de partir arrive et nous quittons le Marché des Médisants pour rejoindre l'arrêt de bus. J'y retrouve plusieurs amis mais le trajet se fait dans un silence de mort. Du moins c'est l’impression que j'en ai, mon esprit est ailleurs. Parfois je jette un regard à mes parents et nous nous sourions. C'est peut être la dernière fois que je les vois, je peux bien faire ça pour eux. Quelques murmurent percent quand nous marchons vers la Ruche, des au-revoir surtout. Seuls les Fraternels semblent heureux, ils sont tout le temps comme ça de toute façon, insouciants, comme s'ils n'avaient jamais de problèmes.

     

      Ça y est, nous sommes dans le hall d'entrée. Je laisse mes parents se perdre dans la foule devant les ascenseurs et m'enfonce plus loin dans le bâtiment. Je ne peux pas prendre cette décision sur un coup de tête, la cérémonie n'a pas encore commencée, il faut que je m'isole. J'arpente les couloirs jusqu'à trouver les toilettes, là au moins je pourrais réfléchir seule. Je m'adosse contre le carrelage froid  en essayant de me décider mais la seule chose dont je suis capable c'est fixer le plafond pendant de longues minutes en attendant désespérément un signe. Soudain, des acclamations retentissent, mon cœur bondit sous ma poitrine ; la cérémonie à commencée. Non, j'ai encore besoin de temps ! paniqué-je.
      Je n'ai pas le choix je sort en grimaçant, il est l'heure.

      J'entre dans la salle juste avant que l'on ne referme les portes et me faufile jusqu'aux autre novices.  Je les observe tous, est-ce que je suis la seule à être aussi incertaine de mon choix. J'avais tant d'années pour y réfléchir et maintenant il ne me reste que quelques minutes. Johanna Reyes, le leader des Fraternels fini son discours avec un grand sourire et commence à appeler les novices. Je l'ai déjà vue quelques fois, elle pourrait faire peur avec sa longue cicatrice qui lui barre le visage mais ont m'a dit qu'elle faisait toujours son possible pour mettre les autres à l'aise, imposant par la même occasion une sorte de respect naturel face.
      J'arrête de divaguer et dans ma tête pèse le pour et contre de chaque faction. D'un côté les Fraternels, aimants, paisible, gentils, peut être même un peut trop... D'un autre côté les Érudits, curieux, mystérieux, toujours à vouloir en savoir plus mais  vaniteux ... Je ne peux m'empêcher de gigoter ce qui agace ma voisine. C'est Anna, l'une de mes meilleures amies et une Sincère pur souche. Je doute qu'elle ai pu avoir une hésitation pour choisir. Elle au moins elle sait quoi faire, pensé-je avec une pointe de jalousie.

      La liste des noms s'égraine à la vitesse du vent. Plus qu'une dizaine de personne, non plus que deux. Ça n'est pas possible, le temps ne peux pas filer aussi rapidement, je ne suis pas encore prête. Mon nom résonne dans la salle et je me crispe. Je m'avance avec précaution en lançant un dernier regard à mes parents.
      Je m'installe devant les coupes et les fixe à tour de rôle. Argh ça m'énerve je n'arrive pas à me décider. Fraternels : avantages ? Désavantages ? Érudits : avantages ? Désavantages ? Toute la salle me fixe attendant impatiemment ma décision. Le couteau se tient devant moi, sa lame étincelante semble me narguer « C'est à ton tour maintenant et une fois que ton sang aura coulé tu ne pourras plus revenir en arrière, jamais... »
      Mes yeux passent de l'eau claire des Érudits à la terre sombre des Fraternels. Je me suis souvent réfugier dans les livres de classe pour être tranquille mais l'insouciance des Fraternels me ferait du bien, je n'aurais plus à mentir tout les jours. Les regards de la foule me stressent. Je ne sens pas la morsure de la lame, mes pensées sont ailleurs. Je dois faire un chois, là ! Maintenant !
      J'ai déjà trop attendu. Je vide ma tête de toutes pensées, ferme les yeux et lance ma main en avant laissant mon corps décider à la place de mon esprit tourmenté.

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65 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mar 23 Juin - 14:02

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
Chapitre 2

      Quand je ré-ouvre les yeux une goutte de sang écarlate teinte la coupe devant moi ; celle remplie d'eau pure.
      Je lève la tête vers mes parents et Anna, la stupéfaction et la déception se lit sur leurs visages. Bien sur qu'ils ne s'attendaient pas à ça, j'ai toujours tout fait fait pour dissimuler mon malaise, enfouissant chaque indice toujours plus profondément en moi. J'essaye comme je peux de graver leurs visages dans ma mémoire avant de détourner les yeux. Je détache mon regard de ceux qui ont fait mon passé  pour me tourner vers ceux qui ferons mon avenir. La joie et la satisfaction des Érudits se voit dans leurs expressions, je crois qu'elle m'imprègne un peu plus à chaque pas que je fais vers eux. Mais dans l'euphorie du moment je garde quand même le sens des réalités, une question demeure dans un coin de mon esprit, ai-je fait le bon choix ? J'écarte rapidement cette pensée, cela ne m'aideras pas, ce qui est fait est fait. Et de tout façon je ne peux pas retourner en arrière, autant profité de cette sensation de liberté que je ressent maintenant. Je ne suis plus obligée de me cacher.
      Je rejoins les autres novices et attend sereinement la fin de la cérémonie. Je me sens un peu plus légère à présent, je connais plus ou moins mon avenir.

      Les audacieux sont les premiers à quitter la salle. Le martèlement de leurs pas dans les escaliers résonne dans la salle puis je vois mes parents s'éloigner de moi avec mon ancienne faction. Enfin c'est mon tour de partir, dans le calme et l'ordre avec mes nouveaux frères et sœurs.
     En sortant des ascenseurs une fille brune au teint pâle s'approche de moi pour engager timidement la conversation
         - Alors comme ça toi aussi tu es un transfert ?
         - Oui...Des Sincères. Enfin j'imagine que t'avais déjà deviner, dis-je en montrant mes vêtements. J'essaye de paraître agréable mais je n'ai jamais été à l'aise pour parler aux gens que je ne connaît pas.
         - Dit comme ça, ça semble un peu idiot. Dans ma tête ça sonnait mieux explique-t-elle en rougissant. Je m'appelle Lucy, ajoute-t-elle, c'est sans doute mieux pour commencer.
         - Pas de problèmes. J'imagine qu'on est tous un peu nerveux aujourd'hui. Moi c'est Eva, répondis-je en souriant, sincèrement cette fois.
      Sous son pantalon ample et sa tunique rouge au manches trop longues je peux voir qu'elle essaye déjà d'adopter la démarche droite et fluide des Érudits pendant que l'on rejoins l'arrêt de bus. J'imagine que ça doit la changer du flegme de son ancienne faction.
      Il n'y a presque que des Érudits dans le bus. Des altruistes nous ont laissé leurs places pour que les novices ne soient pas séparés.  J'ai beaucoup de mal à les comprendre, passer toute sa vie au services des autres, au détriment de soi; jamais je ne serais capable de faire ça. D'une certaine manière je les admire aussi, s'abandonner complètement au service des autres, tout le monde n'est pas à même de le faire.

      Dans le bus je m’assoie à côté de Lucy, c'est la seule personne qui me soit un tant soi peu familière ici. Durant le trajet nous parlons de nos projet pour l'avenir, enfin surtout des siens, j'évite soigneusement de ramener la conversation vers moi. Je ne sais déjà pas vraiment pourquoi j'ai choisi les Érudits alors de là à dire ce que je veux faire plus tard. Elle me raconte comment elle à choisi d'aller chez les Érudits depuis ses quatorze ans et comment sa famille l'a soutenue. Normalement nous en sommes pas censé en parler avec notre famille mais il n'est pas rares qu'il y ai des transgressions. Certaines familles sont plus ouvertes, dialoguent plus que d'autres. Pas la mienne en tout cas. D'un côté je l'envie, elle au moins, comme Anna, elle a des certitudes. Mais avant de décider de ma future carrière une épreuve, et non des moindre, m'attend : l'initiation. J'espère être suffisamment intelligente pour la réussir.
      Ma réflexion s'arrête avec l'arrivée du bus au siège des Érudits. En sortant je ne peux que m'extasier devant l'immense bâtiment en verre qui se dresse devant moi. Voilà ma nouvelle maison, pensé-je ne sachant plus ou donner de la tête. Nous avançons tous en rang jusqu'aux hall d'entrée. A côté de moi, Lucy s'extasie de tout, la bouche et les yeux grand ouvert. Il y a de quoi, le hall est impressionnant. Immense, carrelé de blanc et baigné dans la lumière par une verrière au plafond. En levant la tête on peut voir une mezzanine ; des hommes et des femmes se pressent autour des bibliothèques, des ordinateurs, tels de petites fourmis bleu à la recherche de nourriture. Et juste en face de nous, trône un immense portrait de Jeanine Matthews, le principal leader de la faction. Tout à l'air beau, et digne. Comme les Érudits présents qui nous dévisagent.
      J'avance en rang derrière les autres novices à côté de Lucy. Qu'est ce qui va bien pouvoir nous arriver là bas. Je ne mesurais alors clairement pas l’ampleur de mes pensées.

      Une femme avec un tailleur bleu criard nous accueille dans le hall. Venant du monde noir et blanc des Sincères cette couleur me fait un peu mal aux yeux. Son sourire se veut aimable mais elle ne semble pas très chaleureuse derrière ses lunettes. Elle nous entraîne  l'intérieur, je ne suis jamais entrée dans le siège des Érudits et maintenant c'est chez moi. Chez moi, ça me fait bizarre de le dire.
      Après avoir traversé la hall d'entrée nous prenons sur la droite vers un escalier. On commence à avancer dans un dédale de couloirs blancs derrière la femme en bleu. Comment est-ce possible de se repérer là-dedans ?
         - Le dortoir des novices se trouve au troisième étage dans le bâtiment ouest, indique l’Érudite pendant que nous traversons une passerelle.
      J'essaye de retrouver Lucy dans le flot de novices quand le groupe s'arrête. Nous sommes devant le dortoir. Nous avançons tous à l'intérieur à la suite de notre guide.
      C'est une salle immense percée de larges fenêtre sur le mur de gauche. Toute la pièces baigne dans la lumière. Une trentaine de lits aux couvertures bleu – bien évidement – sont alignés en trois rangés. Les natifs et les transferts seront donc mélangés.  Tout les lits sont encadrés par une petite étagère en verre et une table de chevet. Et tous sont séparés par des rideaux – bleu eux aussi – afin de laisser un semblant d'intimité ; encore quelque chose d'incompatible avec les Sincères. Il y à même un bureau équipé du matériel de base pour travailler au pied de chaque lit, ils ont beau être petits ce doit doit être la seule faction ou les novices ont le « luxe » d'avoir autant d'espace personnel.
         - Voici votre de lieu de résidence pour les deux prochains mois. Les salles de bain se trouvent au bout du couloir là bas, indique-t-elle en pointant le doigt sur sa gauche. Sur chaque lit vous trouverez les affaires de bases qui vous ont été attribuées ainsi qu'un plan du Siège, toute nouvelle personne trouve que l'on se perd facilement ici ajoute-t-elle en ricanant. Installez vous puis rejoignez le réfectoire au premier étage du bâtiment Nord dans une demi-heure. Le reste de l'après midi sera libre, profitez de ce dernier moment de liberté avant que les choses sérieuse ne commencent.
      Je crois voir ses lèvres s'étirer à la fin de sa phrase.
      Elle continue un moment la présentation des lieux, leur utilisations etc... mais d'une voix beaucoup plus lasse, presque monotone. Dans un sens je comprend son manque d'enthousiasme, elle doit en avoir marre de répéter la même chose chaque année.
      Je m'installe sur l'un des lit du fond , j'aime être tranquille pour dormir. Lucy s'approche de moi.
         - Cet endroit est fantastique ! Tu ne trouve pas ?
      Je lui répond par un bref mouvement d'épaules et retourne à mes occupations, à savoir essayer de m'approprier ce nouveau petit coin. Lucy s'adosse au mur sur son lit, songeuse.
         - L'initiation, tu penses que ça vas aller ? Que ça ne vas pas être trop dur ?
         - Si on a un test sur l'histoire des factions je suis cuite, répondis-je en souriant.
         - Mais non t'es bête, raille-t-elle. Enfin l'histoire des factions c'est important aussi, mais je voulais dire tu te sens comment toi, vis à vis d'être ici ? Te retrouver loin de tout, ta maison, ta famille... Tu n'avais pas l'air très à l'aise tout à l'heure.
         - Je ne sais pas trop quoi en penser pour le moment en fait. J'imagine qu'ils m'en veulent d'être partie mais je ne sais pas à quel point. J'espère les voir pendant les visites, lui répondis-je en fixant le mur, blanc pour changer.
      Je ne m'étale pas plus, c'est un sujet que je préfère éviter surtout avec les gens que je connais à peine. Elle hoche la tête et je lui suis reconnaissante de ne pas aller plus loin, penser à ma famille est trop douloureux à présent que je lui ai fait mes adieux. Je n'ai plus qu'un seul but désormais : avancer.

      Je prends conscience des nouvelles tenues qui nous attendent au pieds des lits : chemise, veste cintrée, pull, jupe et ballerines pour les filles, pantalon à pinces, mocassins et cravate pour les garçons. Le tout un un camaïeu de bleu bien évidement. Je lâche un soupir : je déteste les jupes ! Je m'habille presque à contre cœur – cette tenue ressemble à un uniforme de collégienne – et jette un coup d’œil à l'horloge, mince je vais être en retard. Je regarde autour de moi à la recherche de Lucy sans succès, à avoir la tête ailleurs je en me suis même pas aperçue que tout le monde était parti.
         - Merci de m'avoir attendu, grommelais-je en sortant du dortoir. D'accord je suis en retard mais c'est pas une raison pour me laisser tomber quand même.
      Je file dans le couloir et m'enfonce dans le bâtiment. Au bout de cinq minutes à tourner visiblement en rond je me rend compte que je suis complètement perdue. Bien évidement dans la précipitation je n'ai pas pensé à prendre le plan. Il me semblait que que les escaliers  pour redescendre n'était pourtant pas loin. Je commence à maudire tout ce qui m'entoure, ma seule amie m'abandonne pour se faire bien voir et je me perds dans ce labyrinthe ; la journée commence bien.
      J'avance jusqu'au bout d'un couloir – je n'ai aucune idée duquel – et prend sur la droite. Il me semble que pour rejoindre la passerelle c'est sur la gauche encore sur la droite, à moins que ce ne soit tout droit... Je presse le pas quand je percute quelqu'un, un novice visiblement puisqu'il est affublé du même « uniforme » que moi.
         - C'est rassurant, je ne suis pas la seule à m'être perdue, dis-je pour engager la conversation.
         - Il me sourit avant de répondre avec un air narquois :
         - Non, moi je suis juste en retard. Toi par contre tu cumules les deux.
      Je n'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche pour lui répondre qu'il me donne une tape dans le dos en rigolant.
         - Tous les mêmes ces transferts, vous êtes trop faciles à avoir ! Allez détend toi un peu, on est chez les Érudits ici pas chez les pets-sec.
      Je réponds la première chose qui me passe par la tête pour sur le moment :
         - T'es peut être pas perdu mais en tout cas tu est aussi ridicule que moi dans ces vêtements. Surtout avec ces chaussures alors n'essaye pas de me prendre de haut.
      Oui je sais, quand je suis nerveuse ma répartie vaux celle d'un enfant de cinq ans. Je travaille encore là dessus régulièrement.
         - Être un natif ne dispense pas de ces vêtements affreux au début. Et ne parle pas de mes chaussures comme ça, elles sont très bien
      Je hausse les sourcils d'un air dubitatif.
         - Bon ok, pour leur genre elles sont pas trop mal concède-t-il en souriant. Allez fini les blabla on va se faire tuer sinon, ça rigole pas avec la ponctualité ici. C'est par là me dit-il en se dirigeant vers un couloir sur la gauche.

      Nous rejoignons l'escalier près de la passerelle en quelques minutes, à croire que le tournant que je cherchait faisait exprès de se cacher. Une fois l'escalier trouvé nous gagnons rapidement le réfectoire. Tous les novices sont déjà sagement assis tels des élèves disciplinés attendant leur professeur, qui, heureusement, n'est toujours pas arrivé. La ponctualité n'est peut-être pas si tenace finalement.
      Le jeune natif rejoins un groupe de garçons avec qui il commence à rigoler pendant que je file m'asseoir à côté de Lucy, qui m'a tout de même garder une place à défaut de m'avoir attendu.
         - Désolée, me souffle-t-elle de sa petite voix. J'ai suivis le mouvement, je pensais que tu étais derrière moi...
      Elle n'a pas le temps d'en dire plus qu'une femme bonde arrive dans la pièce, faisant taire par sa seule présence les quelques bavardages. Ses cheveux sont tirés en un chignon sévère et son visage encadré par une paire de lunette à écailles. Impossible de ne pas la reconnaître, un immense portrait d'elle domine de hall d'entrée.
         - Bienvenue à tous ! Je suis Jeanine Matthews, leader de cette faction. C'est une joie de voir une fois de plus autant de nouveaux visages nous susurre-t-elle d'une voix enjôleuse. Cet endroit est maintenant votre nouvelle maison, et nous sommes désormais votre famille, en disant cela elle écarte légèrement les bras de son corps, comme si elle voulait que l'on vienne se blottir contre elle.

      Je fronce les sourcils. J'aimerais me laisser bercer par ces paroles, la croire sans retenue, mais j'ai beau avoir quitter ma faction de naissance, tout ce que j'y ai appris est gravé dans ma mémoire – que je le veuille ou non – et son discours reflète tout sauf la sincérité. Il dégouline de politesses et de fausses réjouissances pour nous amadouer.
         - […] J'espère que vous donnerez le meilleur de vous pour réussir l'initiation. Sa voix se fait d'un coup plus froide, ses yeux plus perçants. Sous peine de devoir vous occuper des tâches les plus ingrates jusqu'à la fin de vos jours. Ou de rejoindre les sans-factions.
      Un frisson parcours la foule, enfin quelque chose de vrai dans ses paroles. Sa dernière phrase me glace l'échine également,  qu'est ce qu'elle entend par les tâches les plus ingrates. Faire le pied de grue à l'accueil comme la jeune femme au sourire mielleux que j'ai aperçue dans le hall en arrivant ? Entretenir les jardins et les routes immaculées que l'on eut voir en arrivant au siège ? Ou bien y a-t-il encore pire ? Sans parler du risque de se retrouver sans-factions, on ne nous à jamais parler de ça.  Après cette révélation je promet de garder ma méfiance dans un coin de mon esprit.

      Jeanine ne semble pas se soucier de la vague de panique qu'elle à engendré. Elle continue sur le même ton calme mais ferme :
         - L'initiation débutera demain à huit heures. Vous aurez vos premiers cours afin d'approfondir vos connaissances, tous les détails de l'initiation vous y seront communiqués.
      Plus personne ne parle, tous la fixe sans ciller. Elle continue, toujours aussi droite et fière.
         - Pendant deux mois vous étudierez avec les meilleurs professeurs que l'on puisse trouver. A la fin de cet apprentissage vous serez évalués, puis classés, selon votre Q.I. De ces résultats dépend votre affectation future au sein des Érudits. Que le meilleur l'emporte.

      Ça y est, les choses sérieuse commencent. Cela peut vous faire penser à une simple petite gué-guerre entre intellos à lunettes. Moi je vois plutôt ça comme une guerre froide sans merci où tous les coups sont permis.  Jeanine nous adresse un sourire satisfait avant de quitter la salle en lissant les plis de sa robe.
      Tous les novices se lèvent, un brouhaha se met à résonner dans le réfectoire.
         - Bah dit donc, elle sait être rassurante, grimace Lucy.
         - Je te le fait pas dire. Et à mon avis on est loin d'avoir tout vu, elle à une réputation à tenir.
      Nous suivons les autres vers la sortie afin de regagner le dortoir. Entre ça et la cafétéria nous ne connaissons aucun autre endroit pour le moment.
         - Tu penses qu'elle était sérieuse pour cette histoire de sans-factions ?  s'inquiète Lucy sur le chemin. Je veux dire, je pense pouvoir réussir l'initiation mais quand même, c'est un peu flippant non ?
         - J'ai l'impression que c'est plus une menace qu'autre chose, histoire qu'on se donne à fond. On ne nous a jamais parler de ça, on ne peut peut pas changer les règles d'un coup.
      J'essaye de suivre le fil de mes pensées en même temps que je parle, tout ça me paraît trop étrange.
         - Après c'est Jeanine Matthews, tout le monde sait que c'est l'un des membres les plus influents de la ville, elle sait manipuler les gens, comme tout à l'heure pendant son discours.
         - Elle n'essayait pas de nous manipuler, c'était juste pour nous accueillir. D'accord elle n'était pas très chaleureuse mais si ça se trouve c'est juste une image qu'elle se donne.
      Je hausse un sourcil, imaginer Jeanine Matthews souriante et serviable me ferais presque froid dans le dos. Je ne sais pas si elle se comporte de la sorte parce qu'elle joue un rôle mais ce n'est certainement pas parce qu'elle croule sous le travail, comment Lucy peut-elle penser ça ? Jeanine n'a pourtant rien d'une sainte, et elle ne fait rien pour s'en cacher.
      Elle à dû voir ma moue car elle ajoute :
         - Je pense juste qu'elle ne peut pas être complètement méchante. Elle a beau avoir l'air horriblement froide et hautaine il doit bien y avoir une raison. Elle n'est pas née comme ça, elle l'est devenue, il doit donc bien lui rester une petite part un peu plus sympa quelque part.
      Je n'adhère pas complètement à son explication mais je suis étonnée devant son optimisme, est-ce c'est ce que font tout les fraternels, ils essayent de décrypter le meilleur de chaque personne qu'ils rencontrent. Je me demande ce qu'elle pourrait trouver chez moi ?
      Ce que je vois, moi, en tout cas c'est qu'il faudrait que j'arrête de me méfier de tout. J'ai déjà vécu une partie de ma vie à mentir, je ne veux pas passer le reste à remettre en question ce qui m'entoure en permanence . Je décide de mettre mes doutes de côté – sans les oublier complètement, je ne pourrais jamais je pense – et d'essayer d'apprécier le temps que je passe ici, je vais y rester un bon moment de toute façon autant que je m'habitue à l'ambiance générale.



      Dans le dortoir, les natifs et les transferts on beaux être officiellement mélangés, officieusement ce n'est pas tout à fait la même chose. Presque tout le natifs se sont regroupés près des fenêtres et discutent en petits groupes ; leurs conversations doivent être passionnantes puisque aucun ne nous adresse un regard. Ils doivent sans doute se sentir supérieur, ils sont chez eux ici, nous ne sommes que des intrus. Quand j'observe le reste des novices, moi et Lucy y compris, je me rends compte que, effectivement,  nous faisons pâle figure à côté. Les quatre autres Sincères partis avec moi semblent former un petit clan mais se sont bien les seuls à avoir l'aise plutôt à l'aise, et à parler.
      Les autres essayent de s'occuper comme il peuvent, certains griffonnent les pages d'un carnet ou tournent en rond d'autres ont du partir à la découverte du siège car nous ne somme qu'une quinzaine à vu de nez.  Nous faisons un peu l'effet d'un bande de chatons au milieu d'une meute de lion : il y a de grande chance qu'on se fasse bouffer tout cru en moins de deux. Je me tourne vers Lucy, assise sur son lit elle se passe la main dans les cheveux n'ayant pas l'air de savoir quoi faire maintenant.
         - la bibliothèque est bien dans le Bâtiment Nord ? Demandé-je n'ayant toujours pas remis la main sur mon plan.
         - Oui. Au troisième étage il me semble, m'indique-t-elle en écarquillant légèrement ses yeux noirs.
         - Alors viens avec moi ! dis-je en la tirant par la main.
      Elle manque de tomber et commence à râler après moi. Je me retourne pour lui sourire et les plis entre ses sourcils disparaissent.
         - Mais qu'est ce que tu fais ? m'interroge-t-elle intriguée pendant que j'essaye de nous guider dans le dédale de couloirs blancs.
         - Je te l'ai dit, la bibliothèque!.
      Je ne veux pas faire le pieds de grue comme les autre transferts, tout ça parce que je ne sais pas ou me mettre. Pour réussir l'initiation et devenir membres des Érudits nous devons commencer à nous intégrer, dès maintenant. Et quoi de mieux pour commencer à être un Érudit que d'aller fouiner à la bibliothèque ?
      Nous arrivons devant une double porte en bois clair. Lucy ne doit pas avoir l'habitude de se déplacer aussi vite car avant d'entrer elle me fait signe de s'arrêter. Elle pose une main sur ses côte et se met à respirer bruyamment pour reprendre son souffle tout en relevant ses longs cheveux au dessus de sa nuque.
         - Pourquoi tu m'as fait courir comme ça ? Demande-t-elle entre deux respirations.
     Je m'excuse en souriant de l'avoir mise dans cette état, je ne m'étais même pas rendue compte que je m'étais mise à courir.
         - Pour battre les natifs pendant l'initiation. On va leur mettre la pâtée ! Articulé-je avec un air de défi.

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66 Re: Plus Bleu que la Nuit le Dim 28 Juin - 18:40

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
Je découpe ce chapitre en 2 partie sinon ça risque de faire vraiment un gros pavé, bonne lecture j'espère que les petits changements vous plairons Smile


Chapitre 3

      La visite de la bibliothèque n'aura pas été vaine. Après avoir passer quinze bonnes minutes en admiration devant la quantité phénoménale de livres à notre disposition nous en avons passer quinze autres à essayer de se repérer dans le rayons. Je vais tout de même finir par croire qu'ils font exprès de nous perdre ici, même la bibliothèque était un vrai dédale et c'est pourtant le genre d'endroit que j'ai l'habitude de fréquenter. Les Érudits ont vraiment une autre vision de l'organisation.
      Nous arrivons dans le dortoir en titubant sous le poids des livres – aucune de nous n'avais envie de faire une second voyage. Les novices présents sursautent à l'énorme BOUM des mes ouvrages s'écrasant sur le bureau mais des froncements de sourcils et quelques grognements sont tout ce à quoi j'ai le droit de la part des studieuse âmes témoins de notre arrivée fracassante, enfin surtout la mienne. A côté de moi Lucy se retient de rire.
         - Quoi ? Ça m'a glissé des mains c'est tout, essayé-je de me justifier.
         - Bien sur, c'est évident.
         - Oui. Bon euh, on commence ?
      Je prends un livre au hasard dans la pile et m'allonge sur mon lit pour le feuilleter : Mathématique 2nd Cycle, arf si j'avais su. Je suis plutôt bonne en maths mais je n'ai jamais été vraiment capable de les apprécier. Tout y est trop droit, trop carré, c'est ainsi et pas autrement ; peut être qu'au fond c'est parce que ça me rappel la manière de penser des Sincères. Arrête d'y penser, me dis-je en secouant la tête. Tu as choisi Eva, il faut t'y faire maintenant.
         - Commence donc à faire les exercices au lieu de faire cette tête, surtout si ça ne te plaît pas. Il ne vont pas nous louper à partir de demain alors on à intérêt à se préparer, m'avertit Lucy avec un sérieux déconcertant.
      Je ronchonne encore un peu dans mon coin mais fini par me pencher sur les dit exercices. Lucy à raison il ne faut pas nous reposer sur nos lauriers, à la moindre faille visible ils vont nous en faire baver pour n'avoir que les meilleurs, les plus motivés, ou les plus rusés.

      Après plus de deux heures de travail acharné les exercices ont raison de mes nerfs.
         - Stop ! Je veux une pause ou ces équations vont me rendre folle !
         - Je te suis, j'en peux plus non plus. Et puis il faut qu'on aille manger de toute façon, répond Lucy dont les yeux s'illuminent à l'évocation du futur repas.
         - Tu crois qu'on mange bien ici ?
         - Aucune idée, mais j’espère. Les repas chez les fraternels étaient toujours délicieux, je crois que c'est ce qui me manqueras le plus après ma famille plaisante-t-elle pendant que j'essaye – encore une fois – de retrouver le chemin du réfectoire sans trop de détours.
         - Il y avait un grand buffet et tout le monde venais se servir. On mangeais sous une verrière sur de grandes tables en bois....
      En général j'ai plutôt un bon sens de l'orientation, il me suffit de parcourir un chemin une ou deux fois pour qu'il s'imprime dans mon cerveau mais là, rien à faire. Je n'arrive pas à prendre mes repères dans ces couloirs blancs. Pendant que je cherche le chemin Lucy continue ses déblatération sur les fraternels.
         - Et c'est super agréable de savoir que tu manges la nourriture que tu as toi-même ramasser, même si parfois c'est un peu dur de travailler dans les champs...
      Après quelques virages ratés nous arrivons finalement à destination. Á ma grande surprise les Érudits semblent accorder autant d'importance à leur repas qu'a leur travail car la salle est pleine à craquer alors qu'il est à peine dix neuf heure trente.
      Une nouvelle vague d'affamés arrive derrière nous et nous filon en vitesse prendre un plateau pour ne pas faire attendre plus longtemps nos estomacs.
         - Ça à l'air horrible...et ça sent même pas bon. Eva au secours je vais mourir de faim, gémit Lucy quand nous passons sur les rails pour prendre le plat principal.
         - Mais non arrête d’exagérer, ça en peut pas être si horrible que ça. Et puis si les Érudits le mange c'est  que ça doit être bon. Je ne sais pas vraiment laquelle de nous deux j'essaye de convaincre en disant ça.
         - La purée ressemble à l'enduit qu'on utilisait pour réparer certains murs continua-t-elle de geindre en m'expliquant toutes les différences par rapport à la nourriture des Fraternels et ce qu'il faudrait faire pour y remédier.
     
      Je ferme mon esprit à son réquisitoire et la laisse parler toute seule. Oui, je sais, ce n'est pas très gentil, mais j'ai une faible tolérance pour les conversations dont le sujet ne m'intéresse pas, et aux lamentation. Précisément ce que fait Lucy depuis que nous avons quitter le dortoir. Sur le fond je doit quand même avouer qu'elle n'a pas tout à fait tord, j'ai vu plus appétissant.
      Le deuxième problème se pose quand nous nous retrouvons face à la flopée d’Érudits s'étant accaparer toutes les tables. Impossible de voir les places disponibles avec tout ce monde. Á force d'inspecter la salle je fini par voir un bras remuer en face de moi. Je me retourne pour vérifier si c'est à moi que l'on fait signe. Je ne me suis pas trompée c'est bien pour moi, enfin pour nous.
         - Alors, tu t'es encore perdue miss je-suis-à-la-bourre-le-premier-jour ! Me crie l'inconnu en se levant de sa chaise pour être vu.
         - Tu connais ce gars ? m'interroge Lucy dubitative.
         - Non, enfin je crois pas...
         - Eva il va falloir faire quelque chose, tout le monde nous regarde.
      Effectivement la plupart des regards sont fixés sur nous.
         - Ok, ok. Mais si on atterrit avec des psychopathes tu seras la seule responsable, sifflé-je en avançant.
      Autour de la table plusieurs novices sont attablés. Je crois reconnaître le garçon de ce matin comme celui venant de nous interpeller.
      Le plus tellement inconnu nous accueille avec un grand sourire. Je n'arrive pas à savoir s'il fait exprès de prendre cet air nonchalant ou si son extravagance est naturelle. J'espère pour lui que c'est le cas, c'est pénible de devoir jouer un rôle tous les jours.
         - On ne s'est pas présentés ce matin. Je suis Tom, bienvenue chez les Érudits, se présente le garçon aux cheveux brun.
         - Merci c'est gentil, le remercié-je tandis que mes joues rosissent légèrement contre ma volonté. Euh, moi c'est Eva, je désigne ensuite ma voisine de la main, et voici Lucy.

      Nous nous asseyons au bout de la table. Tout en picorant dans mon assiette je commence à examiner les autres novices. Rien qu'à leur attitude, leur manière de se tenir, de parler, on devine qu'ils sont tous natifs des Érudits. Ils parlent des grands scientifiques et des dernières innovations techniques mises en place dans la ville. Chacun essaye d'étaler son savoir aux autres dans un espèce de brouhaha désorganisé. La cafétéria est d'ailleurs très bruyante avec toute les conversations qui se melent.
      Tom à l'air d'exceller dans cet exercice, c'est lui qui parle le plus n'hésitant pas à couper la parole aux autres pour citer ces parents – apparemment des scientifiques reconnus ici. Plus que d'être intéressant je le trouve surtout agaçant. Le pire c'est qu'il me regarde à chaque fois qu'il commence à parler, comme pour être sûr que je l'écoute. Si au début j'avais trouvé cela plutôt flatteur maintenant j'ai l'impression qu'on m'observe à chaque fois que j'approche ma fourchette de ma bouche. Moi qui espérait pouvoir parler un peu plus avec le garçon sympathique rencontré ce matin c'est raté.

      Pour passer le temps je parle un peu avec la novice assise à côté de moi, une fille rousse au visage rond. Elle s'appelle Sophie. J'essaye de faire un peu la conversation mais j'aspire surtout à être tranquille maintenant, et puis je ne me sens pas très à l'aise à cette table. Elle à du le ressentir car notre échange, bien que cordial, se fini rapidement.
      Au milieu des débats scientifiques seul une fille ne semble pas s'intéresser à ce qui l'entoure. A l'autre bout de la table elle joue distraitement avec une feuille de salade du bout de sa fourchette, le visage appuyé sur son autre main. Elle regarde dans le vide, l'air de vouloir tout échanger pour se trouver ailleurs plutôt qu'ici. Je ne connais que trop bien ce sentiment. C'est à cause de lui que je me trouve à cette table ce soir.

      Lucy de son côté ne semble pas avoir de problèmes pour s'intégrer. Elle est en grande discussion avec une blonde à coiffure, et à l'allure, impeccable ; le genre de fille qui vous donne l'impression d'être un insecte indésirable, un rat, un nuisible. N'importe quoi qui ne devrait pas se trouver là. Le genre de personne que je déteste en fait. Fait un effort Eva, ne juge pas trop vite. C'est peut être juste une apparence qu'elle se donne.
      J'essaye d'appliquer mes conseils et leur fait mon plus beau sourire quand elles jettent un œil dans ma direction. Sa gentillesse doit être bien enfouie alors car de sa part je en reçois qu'un regard noir et hautain. Cache ta joie surtout, j'imagine que sourire doit de faire mal à la mâchoire.

      Après cet échec je décide de revenir à la bonne vieille méthode : se faire toute petite, dans son coin. S'effacer et écouter les conversations dans l'espoir de découvrir quelque chose d'intéressant. J'aime laisser traîner mes oreilles partout à l’affût de tous les petits détails, c'est en partie pour ça que je n'était pas compatible avec les Sincères. J'aime trop garder pour moi des informations, des secrets, pour m'en servir parfois plus tard. Pour être honnête je suis ce que l'on pourrais appeler une fouine ; je met mon nez et mes oreilles partout, surtout là ou il ne faut pas.
      Je continue à écouter les conversations autour de moi jusqu'à la fin du repas. Vers vingt heure trente nous regagnons le dortoir dans le calme. La nuit qui tombe plonge le siège dans une douce pénombre, cette ambiance feutrée rend tout le monde silencieux. En y repensant ce premier jour n'était pas si terrible – et le repas plutôt bon. Tout ne commence pas si mal.


     
      Dans le dortoir les lampes de chevet s'allument une à une, comme les lampadaires dans certaines rues. Nous n'en avions pas près de mon ancien Siège, je n'ai jamais eu l'occasion d'en voir en vrai. Il doit sans doute y en avoir ici, le quartier ou se trouvent les Érudits est l'un des mieux rénové, et des plus riche.
     Je rejoins mon bureau au fond de la salle et m'affale sur la chaise. Je commence à avoir envie de dormir après toutes les émotions de la journée et mon lit me semble de plus en plus tentant. Malheureusement pour moi j'ai comme l'impression que le sommeil est une option ici si l'on veut réussir les tests. Les cours commencent demain matin, il faut se préparer.
      Je regarde la pile de livre entassée à côté de moi et en choisi un sur la génétique, une matière qui m'intéresse particulièrement contrairement aux mathématiques ; cette discipline m'a toujours intriguée, fascinée. J'aurais aimé en apprendre plus sur le sujet au lycée mais nous n'avons vu que les grandes lignes car selon les professeurs, entre de mauvaises mains ce savoir peut être destructeur. C'est pour cela qu'il faut le laisser à des personnes compétentes, instruites et sages. Les Érudits ?
      Je décide de reprendre les bases en me repassant les principaux composants de l'ADN : A adénine, T thymine, G guanine... Je parle à vois basse, je retient mieux ce que j’entends. A ma gauche Lucy est aussi en train de travailler, algèbre si j'en crois la couverture du manuel qu'elle à entre les mains. Elle à l'air tellement concentrée que je n'ose pas interrompre et je me replonge dans ma lecture. Au bout d'un moment je bute sur la date de publication des travaux d'un généticien du passé : Walther Flemming.

      Certains grands scientifiques sont toujours cités, les Érudits reconnaissent leurs compétences et leur rôle dans l'avancée de la science mais ils sont rares, et la plupart servent d'exemple pour les abus qu'ont commis les  hommes avant la Grande Guerre. Selon ce livre il vivait dans un pays très loin d'ici qui n'existe plus aujourd'hui. Depuis que je suis petite on nous raconte que tout à été détruit avec la Grande Guerre. Les continents comme on les appelaient avant, ne sont plus plus que des plaines dépeuplées et stériles. Notre ville abrite les derniers survivants. Au delà de la Clôture il n'y à que des herbes hautes à perte de vue. J'aimerais bien voir un jour ce qu'il y à derrière, après les fermes des Fraternels. On nous as parlé de ruines envahis par la végétation et les bêtes sauvages, mais est-ce que là-bas tout est vraiment aussi dangereux qu'on le raconte ?
      Je secoue la tête pour chasser ses pensées. Ne soit pas bête, bien sûr qu'il n'y à rien de bien après la Clôture. Elle n'est pas là pour décorer. Elle à été mis en place pour nous protéger, si quelque chose qui peut nous aider existe à l'extérieur de la ville nous le saurions. Pourquoi cacher quelque chose comme ça, ça n'a pas de sens.
      Il faut que je me concentre, tout ce qui compte pour le moment c'est l'initiation. Je cligne des yeux avant de reprendre ma lecture. Rien à faire, les dates sont une plaies pour moi, surtout quand elles sont aussi anciennes.
         - 1882, me souffle une voix.
      Je me tourne d’instinct vers Lucy mais elle est toujours absorbée par son livre. Je tourne la tête à droite ou me sourit une fille aux long cheveux blond. C'est celle qui jouait avec sa salade à table mais elle à l'air d'avoir retrouvé ses esprits.
         - Ne me regarde pas comme ça. Tout les Érudits ne sont pas des sans cœurs ambitieux, me lance-t-elle en fronçant les sourcils.
      Elle à du lire dans mes pensées, en effet jamais je en me serait attendue à recevoir de l'aide – même juste un peu – de la part d'un natif. Elle ajoute:
         - Je m'appelle Ginny, ravie de te rencontrer.
      Je troque mon air étonné pour un sourire et me présente. Comme tout à l'heure elle m'intrigue. Elle ne ressemble pas aux autres natifs que j'ai pu voir, elle inspire confiance et n'a pas ce petit air supérieur qui caractérise sa faction. Notre faction.
         - Tu n'a pas peur qu'en m'aidant je prenne ta place ou un truc dans le genre, ironisé-je.
      Elle rebondit avec un sourire en coin :
         - Si tu n'arrive même pas à retenir une date je ne vois pas pourquoi tu me ferrais peur, sans vouloir t'offenser.
         - Oh. C'est rien. J'ai l'habitude qu'on me dise les choses directement, c'est un truc de Sincères, plaisanté-je.
       Elle garde son air amusé tout en mâchouillant un crayon. Je décide de continuer, j'arriverais peut-être à la comprendre un peu mieux, je ne vois pas ou elle veux en venir en alternant une attitude engageante et les piques.
         - Et en parlant avec moi tes amis ne vont pas penser que tu, je ne sais pas, pactise avec l'ennemi. A vous voir on à l'impression, nous les transferts, de marcher sur vos plates bandes.
         - On est pas tous à mettre dans le même sac. Certains de nous sont encore récupérable même si ça n'en à pas l'air comme ça. Et de toute façon ce n'est pas une bande d'intellos en chemise qui va me dire comment me comporter.

      Je veux en savoir plus sur cette fille, elle va à l'encontre de tout les autres Érudits que j'ai pu croiser jusqu'à présent ; elle est différente. Elle m'intrigue.
         - Il y en à d'autres comme toi ?
         - Qu'est ce que tu veux dire ? c'est à son tour d'être intriguée.
         - Tu à choisi de rester, tu commence l'initiation et pourtant, on dirais que tu fait tout pour ne pas ressembler aux membres de cette faction. Je me trompe ?
      Ses doigts se crispent, son ton se fait plus amer.
         - Je n'aurais pas du rester ici. Je n'ai jamais eu le choix.
         - Le système nous offre la possibilité de faire un choix différent du résultats du test d'aptitude, pour pouvoir nous épanouir. Pourquoi rester alors, si c'est pour se sentir mal ?
         - Parce que tu te sens mieux depuis que tu est arrivée ici peut être ? Est ce que tu te te sens à ta place maintenant ? réplique-t-elle froidement
      Elle touche un point sensible. Depuis ce matin j'essaye de me persuader que j'ai fait le bon choix. Il fallait que je parte, ça j'en suis certaine, mais est-ce que les Érudits était le meilleur endroit ou aller ? J'ai toujours un doute sur la réponse.
         - Il faut que ce soit ma place, je devrait rejoindre les sans-faction sinon, dis-je en la regardant dans les yeux.
      Je ne sais pas si je suis capable d'être une Érudite mais en aucun cas je ne veux devenir une vagabonde.
         - Tu comprends un peu mieux alors. Toi est moi on est dans le même bateau, il faut que l'on reste là. Sa voix s'est adoucie, elle commence à jouer avec quelques mèches de cheveux.
         - C'est dommage que tu ne soit pas venu quelques années plus tôt.
         - Pourquoi ? Ça aurait changer quelque chose par rapport à maintenant ?
         - Tu aurais vu la grandeur des Érudits. Elle ouvre la bouche pour ajouter quelque chose d'autre mais se ravise au dernier moment.
      Je m'interroge sur ce qu'elle viens de dire.
         - Parce que les Érudits n'ont plus cette grandeur maintenant ? Qu'est ce que tu veux dire ?
      Elle se lève de sa chaise et se dirige vers son lit. Elle est toujours de dos quand elle me répond.
         - Je crois qu'il est temps d'aller se coucher si on veut être en forme pour demain.
         - Sans doute oui, murmuré-je. Je range mes affaires pendant qu'elle disparaît derrière le rideau.
      J'aurais aimé qu'elle continue à me parler mais elle ne dira rien de plus ce soir. Je m'apprête à me glisser dans le lit quand elle m'appelle :
         - Eva ?
         - Oui.
      Elle écarte le rideau. Avec la pénombre j'ai du mal à voir son visage, je distingue surtout sa silhouette. La première chose qui à laquelle je pense en la voyant debout c'est qu'elle est plus grande que moi. Pas de beaucoup, une demi tête à vue de nez. Toutes les personnes que je croise sont plus grande que moi en général, ça à toujours tendance à m'ennuyer. J'arrête de divaguer pour l'écouter.
         - Si jamais tu à besoin d'aide, pour quoi que ce soit, n'hésite pas à me demander.
     Elle se balance d'un pieds sur l'autre, serait-elle nerveuse ?
         - Tu sais, l'entraide n'est pas réservé aux Altruistes. N'oublie pas que certains Érudits sont prêt à aider ceux qui le demande.
         - D'accord, je ne sais pas trop quoi répondre d'autre sur le moment, je ne m'attendait pas à ce genre d'annonce.
      Elle opine de la tête puis disparais définitivement derrière le rideau.
         - Bonne nuit. Et, euh...merci...pour ta proposition, ajouté-je.


      Je ne me suis pas rendue compte que Lucy s'était couchée, est-ce qu'elle nous as entendues parler ? Ginny à eu l'air d'insinuer que les Érudits avaient changer depuis quelques temps, je me demande ce que Lucy en penserait elle qui me chantait leurs louanges dans le bus. Peut être que je lui en glisserait quelques mots à l'occasion pour voir comment elle réagit.
      Minuit doit être passer depuis bien longtemps quand je me glisse sous les draps. Je ne cesse de me retourner dans le lit – c'est la première fois que je ne dors pas dans ma chambre – mais fini par tomber dans un sommeil sans rêves.

**********

To be continued...

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67 Re: Plus Bleu que la Nuit le Ven 3 Juil - 18:42

hazalhia

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Érudit casse pieds
Érudit casse pieds
Flamme, encore désolée pour le double post ^^' Sinon bonne lecture et n'hésitez pas à donner votre avis, ce que vous aimez ou pas, si vous trouvez que les changements que j'ai fait valent la peine ou pas etc... Smile


      La lumière du jour me réveille à l'aube. Je n'ai jamais été une grosse dormeuse mais j'aimais bien traîner au lit le matin. Je me rends compte que je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est malgré la lumière, et me lève en silence pour aller regarder sur la grosse horloge qui trône sur le mur du fond – je ne peux pas la voir de là ou je suis. Il faut que je me trouve un réveil, je ne vais pas traverser le dortoir en culotte tout les matins ! Pesté-je intérieurement pendant que la chair de poule gagne mes jambes.
      Je regarde l'horloge : cinq heure trente. Certains lits sont déjà vides, on ne perd pas de temps ici ! Je retourne au chaud sous la couverture. Ceux déjà levés doivent être des natifs, je connaît à peine les lieux je vois mal ce que je pourrais faire à cette heure là, déjà que je me perd en plein jour, autant essayer de se rendormir.
      Après trois quart d'heure à me battre pour retrouver Morphée je capitule. J'attrape un livre sur ma table de chevet et commence à le feuilleter, les premiers rayons de lumière me permettent d'y voir suffisamment clair.

      C'est l'agitation des autres novices qui me réveille, j'ai du m'assoupir en lisant. L'esprit encore embrumé je pars réveiller Lucy. Elle dors profondément et grogne quand je lui secoue le bras. Je dois la remuer dans tout les sens avant qu'elle ne consente à ouvrir les yeux.
         - ...aisse moi dormir encore un peu, quémande-t-elle enroulée dans sa couverture
         - Non pas le temps. Il est sept heure, le temps qu'on se perde il sera huit heure et les cours auront commencés.
         - Mmm !
         - Allez! Bouge toi !
      Après une quinzaine de minutes à négocier elle consent enfin à se lever et nous nous dirigeons en traînant vers la cafétéria, enfin il me semble que c'est le bon chemin. Ce n'est qu'après quelques minutes de marche que je stoppe net en m’apercevant d'un léger détail. Léger, tout comme nos tenues : nous sommes en pyjama, enfin si on peu appeler ça comme ça.
         - Lucy...
         - Je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas marcher plus vite, pas aussi tôt.
         - Non, non. Tu as...enfin, nous... On as oublié de s'habiller !
     
      Nous nous examinons l'une l'autre en silence pendant quelques secondes – moi en chemise et culotte noir, Lucy en gilet et sous vêtements – avant d'exploser de rire et de repartir en courant dans les couloirs.
      Nous arrivons hors d'haleine dans le dortoir – qui heureusement pour nous est vide – les joues encore rouges de honte.
         - J'espère que personne ne nous as vues, pouffe Lucy en boutonnant sa chemise.
         - On est foutue sinon. Bonjour la réputation si ça s'ébruite !
         - C'est pas la fin du monde quand même, c'est les pet...les Altruistes qui ne montrent pas un bout de cheville, tente-t-elle de me rassurer.
         - En slip ! On était en slip dans les couloirs, le premier jour de l'initiation Lucy ! commencé-je à couiner en enfilant ma jupe.
         - Forcément dit comme ça. Essaye de voir le bon côté, c'était plutôt drôle non ?
      J'ouvre la bouche mais rien ne sort, j'hésite entre piquer une crise de nerf ou de rire. Jusqu'à présent j'ai toujours tout fait pour ne pas me faire remarquer, je n'ai aucune envie que ça commence aujourd'hui, surtout parce qu'on m'a aperçue à moitié nue. Bon j'exagère peut être un peu, j'avais juste les jambes à l'air mais quand même, je n'ai pas envie de les montrer à tout le monde.
      Devant le sourire de Lucy je décide d'en rire. De toute façon personne ne nous as vu, on nous l'aurait fait remarquer sinon. Et puis Lucy à raison, c'est dur de ne pas trouver ça drôle.
         - Allez dépêche, c'est toi qui vas nous mettre en retard me lance-t-elle en disparaissant dans le couloir pendant que je saute sous mon lit à la recherche de ma dernière chaussure.
         - Et c'est toi qui me dit ça !
     
      Je suis Lucy et nous rejoignons le réfectoire au pas de course ; les cours commencent dans une vingtaines de minutes.
      Nous sommes à peine arrivées que quelqu'un nous interpelle. Étonnamment c'est Ginny, je n'aurais pas pensé qu'elle se montrerait aussi familière avec moi après notre discussion d'hier.
      Il me semble qu'elle était déjà partie ce matin quand je me suis réveillée pour regarder l'heure. Je me demande ce qu'il peut y avoir d'intéressant à faire aussi tôt.
         - Salut Eva, bien dormi pour ta première nuit ici, me demande-t-elle en se servant un bol de lait. Elle salut également Lucy.
         - Ça peut aller, je lui rend son sourire. J'ai vu pire.
         - Vous nous rejoignez ? demande-t-elle en montrant une table du menton.
         - Ça ne dérange pas ?
         - Si c'est le cas ça sera amusant, tu découvrira l’hypocrisie Érudite.
      Elle à du voir ma tête car elle se met à rire. Qu'est ce qu'elle ont toutes aujourd'hui à se marrer de me voir mal à l'aise.
         - T'en fait pas je rigole, quoique tu verras bientôt que je j'ai pas complètement tord mais passons. Venez je vais vous présenter, assure-t-elle en nous menant vers ladite table.
         - Tu la connais ? me demande Lucy étonnée.
         - On à parlé hier soir, son lit est à côté du mien.
         - J'ai rien entendu, pourquoi tu m'a pas fait signe ? chouine-t-elle.
         - Tu devais déjà dormir comme une masse, la taquiné-je.
         - J'ai un sommeil profond et réparateur, c'est différent.
      Au moins elle n'a rien entendu, au fond ce n'est sans doute pas plus mal.
         - Encore faut-il que tu en sorte, plaisanté-je.
      On commence à jouer des coudes quand j'aperçois Tom à la table, en grande discussion comme hier. J'espère qu'on ne va pas encore avoir le droit à tous ses commentaires.
      Ginny nous présente. Ce sont les mêmes personnes qu'hier mais je ne pense pas que tous se rappellent de nous, en tout cas j'aurais bien aimé que Stéphanie – comme viens de le préciser Ginny – m'ait oubliée. Ce n'est bien sur pas le cas, ça serait trop facile sinon. J'ai encore le droit à l'un de ses chaleureux sourire – qui ressemble plus à un spasme qu'autre chose en réalité.
      Je reconnaît Sophie qui nous fait un signe de la main. Georges, le garçon avec qui Tom argumentait hier soir nous adresse un signe de tête. Ses yeux bridés lui donnent un air sympathique mais je ne sais pas si c'est sincère, ce que m'a dit Ginny me fait douter.

      Le petit déjeuner se fini sans problème – Tom était beaucoup plus calme ce matin, j'ai même pu échanger quelques banalités avec lui. Il était de nouveaux le garçon sympathique rencontré dans le couloir – et nous partons ensemble pour le premier cours. Lucy à retrouvé sa grande amie Stéphanie, je la voit qui m'analyse en me regardant de haut en bas, toujours avec son air condescendant. Je suis habillée cette fois pourtant. J'espère que Lucy ne lui à rien dit – si quelqu'un en profiterais pour m'humilier gratuitement  ce serait bien elle – mais elle ne rigole pas alors j'imagine qu'elle n'est pas au courant.
      Ginny à du voir mon désarrois car elle s'approche de moi et nous commençons à discuter.

      Le trajet se fait rapidement, l'avantage de traîner avec des natifs c'est qu'ils connaissent bien les lieux. Nous voici au troisième étage du bâtiment nord, devant la bonne salle, et à l'heure.
         - Prenez tous de quoi écrire sur le bureau et installez vous en silence ! nous somme une voix en ouvrant la porte, passant par dessus les bavardages.
      Suivant les instructions nous prenons le nécessaire demandé avant d'aller s'installer deux par deux derrière les grandes tables en bois clair.

      L'homme prend place, debout derrière son bureau. Son visage est jeune, rasé de près mais de petites rides au coins des yeux et sur les mains ainsi que quelques cheveux argenté trahissent un âge plus avancé. Sa carrure et son air sévère suffisent tout de même à imposer le silence et c'est avec une voix sèche qu'il s'adresse à nous.
         - Je suis le professeur Pratt, je serais votre référent pendant toute la durée de l'initiation. Cela signifie que tout vos faits et gestes, tout ce qui concerne l'initiation, me sera rapporté. Je compte sur vous pour me faire honneur. En tant que responsable je ne tient pas à pâtir de votre imbécillité.
         - Lucy se penche vers moi pour chuchoter.
         - Tu penses que ce qui s'est passer ce matin rentre dans la case imbécillité ?
         - Y'a des chances... répondis-je en retenant un rire. On à pas intérêt que ça arrive à ses oreilles, il à l'air d'un dragon, continué-je en mimant un grimace. Tu l'as dit à personne au moins ?
         - Mais non, t'inquiète pas. Et puis à qui veux-tu que je le dise de toute façon ?
         - Ta copine blonde, soufflé-je avec une moue.
         - Stephanie ? Non je lui ai pas parler de ça. Mais même si je l'avais fait elle l'aurait pas répéter, elle est sympa.
      Mon regard inquisiteur lui fait hausser les sourcils.
         - Mesdemoiselles ! Je suis certains que votre conversation n'intéresse que vous alors veuillez garder vos jacassements ! aboie le professeur.
         - Laisse tomber, réussi-je à lui glisser pendant que monsieur Pratt tourne le dos.
Je n'ai pas envie de jeter un froid entre moi et Lucy mais je ne fait pas confiance à cette Stéphanie. Elle me semble trop...bien, ça en devient étrange. Lucy est la première personne que j'ai rencontrer ici, l'une de mes seule amie, je ne veux pas perdre ça.

      Le dénommé Pratt commence donc par se présenter, sans manquer une occasion de se flatter. Il est l'un des plus grand chercheurs Érudits, il nous offre donc avec bonté son temps, son expérience et son immense savoir pendant l'initiation, afin de nous former. Du moins en partie ; nous suivront aussi l'enseignement d'une dizaine d'autres professeurs. Heureusement, pensé-je. Des gens brillant, mais dont peu possédaient une étincelle de génie selon lui.
      Il continue à se complimenter pendant quelques minutes puis prend un air et une voix plus sérieuse.
         - L'initiation durera huit semaines et se déroulera en deux phases. La première sera une partie théorique, vous suivrez des cours pendant quatre semaines afin d'emmagasiner de plus de connaissances possible, ou de rattraper votre retard par rapport aux natifs, explique-t-il en balayant la salle d'un regard narquois. Quelques élèves – car c'est ce que nous sommes redevenus – rigolent.
      Il continue en marchant entre les tables :
         - La deuxième phase mettra à profit tout ce que vous aurez pu apprendre pendant la première. Tout les jours, vous passerez des tests afin d'évaluer votre niveau et votre QI. Vous devrez être brillant, et rapides si vous voulez réussir. Un test final déterminera votre futur affectation au sein de la faction, aussi, aucune différence ne sera faite entre les natifs et les transferts. Vous avez les capacités pour réussir ou vous ne les avez pas, il n'y à pas de demi-mesure.
      Cette fois personne ne rigole. Un malaise s'installe dans la classe.
         - La biologie, les physique, les mathématique, la chimie, la génétique, l’ingénierie et l'histoire, pour ne citer que les matière les plus importantes, vous seront enseigné. Je ne vous encourage donc que trop peu à fournir un travail sérieux et intense si vous voulez avoir une chance d'obtenir de bons résultats.

      Seul le léger bruit des stylos qui crissent sur le papier se fait entendre. Je jette un coup d’œil autour de moi mais personne d'autre ne lève la tête, tout le monde est occupé à prendre en note les informations. Mes mains ont beau trembler je me sens emballée, excitée. Sans doute un peu à cause de la peur, je commence à me demander ce que je fais ici mais d'un autre côté j'ai hâte de montrer de voir de quoi je suis capable. Il faut que je me fasse un place ici, il faut que je reste. Ginny à raison, je n'ai pas le choix, c'est ça ou les sans-faction.
         - Un paquet de feuilles avec toutes les informations complémentaires ainsi que votre emploi du temps circule, tachez de ne pas les perdre, continue Mr Pratt égal à lui même.
J'ai l'impression que cette remarque m'est adressée, je tacherais de faire attention cette fois.
      Il continue son discours avec les valeurs des Érudits.  L'importance du savoir et de sa transmission et comment, en une certaine mesure, les Érudits dominent les autres factions grâce à ce savoir. Son exaltation semble se transmettre dans toute la salle, tout le monde semble pendu à ses lèvres. Sauf Ginny dont la main si crispée va finir par casser son stylo si elle continue. Et moi qui n'arrête pas d'observer tout le monde, et de me poser des questions.

     
      Une fois le cours fini nous quittons la salle en silence, l'ombre de Mr Pratt plane toujours au dessus de nos têtes. Ce n'est qu'une fois dehors les discussions éclatent, tout le monde paraît un peu perturbé par les conditions de l'initiation et en même temps galvaniser par la tirade du professeur. Le dragon comme j'aime l'appeler.
      Je ne sais pas vraiment si j'accroche à son raisonnement, sans doute que non, mais je n'ai pas le temps de réfléchir plus longtemps dessus, Ginny me prend par le bras pour rejoindre la prochaine salle. Ce matin nous commençons par la génétique.

      Je suis contente d'avoir réviser les bases hier soir de sorte que je n'ai pas trop de mal à suivre le professeur – une jeune femme à la peau caramel. Ce n'est pas le cas de tout le monde au vu de la quantité d'information qu'il faut se dépêcher de noter et d'assimiler en même temps. Nous sommes un majorité de transferts cette année, quinze au total pour douze natifs. Il paraît que c'est un nombre record de novices, les Leaders ne s'attendaient pas à avoir autant de monde d'un coup d'après ce que dit Georges sur le chemin pour aller déjeuner. Ils ont même déplacés le dortoir au dernier moment pour pouvoir accueillir tout le monde dans la même salle.
      En tout cas, peut importe le nombre, il va falloir nous améliorer rapidement pour rattraper le niveaux des natifs.

      Le reste de la journée passe à toute vitesse. Les cours s'enchaînent à un rythme d'enfer mais ce n'est qu'au dîner que je commence à ressentir la fatigue.
         - Tu n'est pas humaine ! Comment tu fais pour être encore en forme ? geint Lucy qui peine à ne pas s'écrouler sur la table.
         - Oui c'est vrai ça. Comment tu fait Eva ? renchérit Georges. Regarde moi, je déborde d'énergie mais c'est normal, je suis un pur produit Érudit. Mais toi, quel est ton secret ? demande-t-il en mordant à pleine dents dans un bout de pain.
      Je bafouille quelques mots incompréhensibles et prend un verre d'eau pour ne plus avoir à parler. Je ne sais pas trop moi même comment je fait, je me concentre et j'encaisse les heures qui passent, il n'y à pas grand chose d'autre à faire pour réussir de toute façon. La pression à l'air d'avoir un effet plutôt positif sur moi pour le moment, c'est toujours bon à prendre.
         - Georges range tes blagues au placard, Tu vas finir par les effrayer, le raille Sophie.
Les deux se lancent ensuite dans un débat sur les frasques précédentes du garçon. Tout les natifs finissent par s'en mêler, ce dernier à l'air d'avoir une réputation qui le suit et fini par implorer ses camarades d'arrêter de remettre sur la table de vieilles histoires.

      Il n'y à peut être pas besoin de se méfier de lui finalement, ni de personne d'autre. Tout ce que je veux c'est réussir l'initiation et m'intégrer. Peut être que Ginny à tord de dire que tout le monde est hypocrite. J'ai envie d'y croire en tout cas.

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68 Re: Plus Bleu que la Nuit le Mer 2 Mar - 21:50

hazalhia

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Érudit casse pieds
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J'ai écrit un nouvel OS (one shot - fic en un chapitre pour les novices Wink ). Voilà le lien pour ceux qui auraient envie d'aller y jeter un œil.
https://www.fanfiction.net/s/11820502/1/Aller-simple-pour-l-enfer

La fanfic n'est pas abandonnée, j'attend juste d'avoir suffisamment d'avance avant de poster Smile

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69 Re: Plus Bleu que la Nuit le Jeu 3 Mar - 17:03

Lisa11

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Merci, j'irai lire ton OS dès que j'aurai un peu de temps libre^^

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70 Re: Plus Bleu que la Nuit le Jeu 15 Juin - 22:25

Lisa11

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Du coup, as-tu écris la suite de la fanfic ? Smile
J'ai hâte de la lire ! Very Happy

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